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Psaume 5: 2-8

« Prête l’oreille à mes paroles… Ecoute mes gémissements ! Sois attentif à mes cris, mon roi et mon Dieu ! C’est à toi que j’adresse ma prière… Car tu n’es point un Dieu qui prenne plaisir au mal… Par ta grande miséricorde, je vais à ta maison, je me prosterne dans ton saint temple avec crainte. »

          

    Il y a des prières qui s’expriment en paroles et des désirs qui restent des méditations silencieuses. Les mots ne sont pas l’essence mais seulement l’habit de la prière. Pourtant l’emploi du langage empêche la distraction de l’esprit. Il aide les forces de l’âme à attiser la dévotion.

    David emploie ces deux modes de prière. Quelle expression graphique ! « Prête l’oreille… Ecoute… » Si j’ai demandé ce qui est juste, donne-le-moi ; si j’ai omis de demander ce dont j’ai le plus besoin, remplis la carence de ma prière. Je la présente au travers de mon glorieux Médiateur ; examine-la dans ta sagesse, pèse-la dans ta balance, juge de ma sincérité, de mes véritables besoins, et réponds-moi en ton temps selon la mesure de ta grâce !

         Cultivons l’esprit de prière car il en surpasse même l’habitude. Commençons de prier avant de nous agenouiller, et ne cessons pas en nous relevant.

         Le matin est le moment le plus approprié pour la communion avec Dieu. Une heure le matin vaut deux le soir. Que la grâce descende sur l’âme alors que la rosée est encore sur l’herbe.

         David emploie des termes riches en signification. Il parle du placement ordonné du bois et des morceaux de la victime sacrifiée sur l’autel, de la présentation des pains de proposition sur la table.

     Seigneur, je vais arranger ma prière, je vais la placer « en rang ».

     Le psalmiste exprime sa résolution à prier, puis il prie. Il plaide contre des ennemis cruels et méchants. Il implore le Seigneur de les écarter, car ils déplaisent à Dieu lui-même.

    Apprenons ici la vérité solennelle de la haine qu’un Dieu juste doit porter vis-à-vis du péché. Comme nous sommes insensés de vouloir garder chez nous deux hôtes aussi hostiles l’un à l’autre que Jésus-Christ et le diable !

Christ n’accepte pas de rester dans le salon de notre cœur si nous accueillons le diable dans la cave de nos pensées. Il y avait d’habitude un fou à la cour des rois terrestres, mais Dieu le seul sage n’accepte aucun fou dans son palais céleste.

         Après avoir décrit le caractère et le sort du méchant, David se tourne vers la condition du juste. Cet homme entre avec confiance dans la maison de Dieu, non pas par ses propres mérites, mais à cause de la grâce incommensurable de Dieu.

Psaume 4: 7-9

« Plusieurs disent : Qui nous fera voir le bonheur ? Fais lever sur nous la lumière de ta face, ô Eternel ! Tu  mets dans mon cœur plus de joie qu’ils n’en ont quand abondent leur froment et leur moût. Je me couche et je m’endors en paix, car toi seul, ô Eternel ! Tu me donnes la sécurité… »

 

         Beaucoup préfèrent voir que croire. Hélas, cette tendance nous habite tous ! Parfois même le chrétien soupire après la vue de la prospérité, et il s’afflige que les ténèbres dérobent tout bien à ses yeux.

         Le cri continuel des fils de ce monde est : « Qui nous fera voir le bonheur ? » Leur cœur vide désire s’abreuver de toutes les tromperies raffinées que les imposteurs concoctent. Et quand ces choses s’évaporent, ces gens s’abandonnent au désespoir.

         Le vrai croyant est d’une autre trempe. Son visage n’est pas courbé vers la terre, comme le bétail, mais vers le ciel, comme celui des anges. Il ne s’abreuve pas aux mares nauséabondes de Mammon, mais à la source céleste de la vie. La lumière de la face de Dieu est sa richesse, son honneur, sa santé, son ambition, son aise.

         Il n’en demande pas davantage. Elle le remplit d’une joie indicible et glorieuse. Que l’Esprit nous habite plus pleinement, et la communion du Père et du Fils nous soit plus continuelle et intime !

         Mieux vaut sentir la faveur divine une heure dans notre âme en repentance, que s’asseoir toute une année sous le plus éclatant soleil que cette terre a à offrir.

         Christ dans le cœur vaut mieux que du blé dans le silo ou du vin dans les cuves. La lumière de la face de Dieu est le fruit mûr du ciel. « Tu es avec moi », est une exclamation bien plus bénie que : « La récolte est rentrée ! »

         Que les greniers soient vides ;  je suis toujours rempli de bénédictions si j’ai le sourire de Jésus-Christ. Même si je possède le monde entier, je suis pauvre si Christ me manque.

         La protection de l’Eternel est une sécurité bien meilleure que les barres et les verrous. Des hommes en armes gardaient Salomon, mais il ne dormait pas plus tranquillement que son père, à qui le rocher servait de couche et que menaçaient des adversaires assoiffés de sang.

         Combien de nos nuits d’insomnie viennent du manque de foi et d’ordre qui trouble notre esprit ?

         Ceux dont la foi berce dorment d’un sommeil doux. Il n’y a pas d’oreiller plus doux qu’une promesse, ni de couverture aussi chaude que l’assurance d’être à Christ. Seigneur, donne-nous ce doux repos afin que nous dormions en paix toutes les nuits de notre vie.

         Et puissions-nous nous coucher avec joie au temps marqué pour dormir dans la mort et nous reposer en Dieu !

Psaume 4: 2-6

« Quand je crie, réponds-moi, Dieu de ma justice ! Quand je suis dans la détresse, sauve-moi !… Fils des hommes, jusqu’à quand ma gloire sera-telle outragée ?… Sachez que l’Eternel… entend, quand je crie à lui… Offrez des sacrifices de justice, et confiez-vous en l’Eternel. »

 

     David s’appuie ici sur les grâces du passé pour demander de nouvelles faveurs à Dieu. Dieu ne fait jamais les choses à moitié, et il ne cesse de nous aider tant que nous avons besoin de lui.

     David s’adresse à Dieu avant de se tourner vers les hommes. Nous parlerions avec plus d’assurance aux hommes si nous étions plus régulièrement en communion avec Dieu. Celui qui ose se présenter devant son Créateur ne tremble pas devant ses semblables.

     David s’adresse au Seigneur ici par un nom qui ne se trouve  nulle part ailleurs dans l’Ecriture. Il signifie : « Tu es l’auteur, le témoin, le soutien, le juge et le rémunérateur de ma justice ; j’en appelle à toi face aux calomnies et durs jugements des hommes. »

     Imitons sa démarche sage. Ne présentons pas notre cause au piètre tribunal de l’opinion des hommes, mais à la cour suprême du roi des cieux. Le meilleur des hommes a tout autant besoin de la miséricorde divine que le pire.

  Toute délivrance des saints et tout pardon des pécheurs sont des dons gratuits de la grâce céleste. Dieu est un consolateur qui ne manque jamais.

  Nous passons ensuite du lieu secret de la prière au terrain du conflit. Remarquez encore le courage indomptable de l’homme de Dieu. Il reconnaît la puissance de ses adversaires, mais il sait qu’ils sont insensés. Il les reprend comme s’ils n’étaient que de petits enfants qui aiment « la vanité » et cherchent « le mensonge ».

  L’insensé n’apprend jamais. Il faut donc lui répéter la même chose de nombreuses fois, surtout quand il s’agit de lui inculquer une vérité amère.

  Les hommes pieux sont les élus de Dieu, mis à part des autres hommes par la distinction qu’a opéré sa grâce. L’élection est une doctrine que l’homme naturel ne peut accepter. Elle est cependant une glorieuse vérité bien attestée qui devrait apporter du réconfort au croyant  dans la tentation.

   Elle garantit un salut complet et sert d’argument pour réclamer la réussite auprès du trône de la grâce. Celui qui nous a choisis pour lui appartenir en propre écoutera certainement nos prières.

Ami bien-aimé, le fait que vous êtes « mis à part » comme le trésor spécial de Dieu devrait vous encourager et inspirer de la ferveur à votre foi quand vous priez.

Puisqu’il nous a choisis, peut-il faire autre chose qu’accepter de nous entendre ?

    

 

Psaume 3: 6-9

«  J e me couche, et je m’endors ; je me réveille, car l’Eternel est mon soutien. Je ne crains pas les myriades de personnes qui m’assiègent de toute part. Lève-toi, Eternel ! Sauve-moi, mon Dieu !…Le salut est auprès de l’Eternel : Que ta bénédiction soit sur ton peuple ! »

 

     La foi de David lui permettait de dormir. L’anxiété l’aurait certainement gardé sur pied, à guetter un éventuel ennemi, mais il sommeillait environné de difficultés et d’adversaires. Il existe un sommeil de présomption ; que Dieu nous en délivre ! Mais il est un sommeil qui vient d’une confiance sainte ; que Dieu nous l’accorde ! David se réveille aussi. 

     Certains dorment du sommeil de la mort. Quant à lui, bien qu’exposé à de nombreux ennemis, il s’endort sous la protection de la providence de son Seigneur, environné d’une douce sécurité, puis il se réveille, conscient d’être préservé.

     Tendu dans l’armure pour le jour du combat, il chante : « Je ne crains pas les myriades qui m’assiègent de toutes parts. »  

     Il ne sous-estime pas le nombre ni la sagesse de ses ennemis. Il ne tremble pourtant pas mais fait face à l’adversaire et s’apprête au combat. David est cependant trop sage pour s’aventurer dans la bataille sans tomber à genoux et crier à haute voix vers l’Eternel. Son seul espoir est en son Dieu, mais sa confiance est si forte qu’il sait que le Seigneur n’a qu’à se lever pour le sauver. Il lui suffit de venir pour que tout aille bien.

     David compare ses ennemis à des fauves dont Dieu a brisé la mâchoire. Réjouissez-vous, ami croyant, car, vous aussi, vous avez affaire à un dragon dont la tête est écrasée !

     Le dernier verset contient la somme et la substance de la doctrine biblique. Sondez toutes les Ecritures et, si vous lisez avec un esprit ouvert, vous ne pourrez qu’être persuadé que le salut par la grâce seule est la grande doctrine de la parole de Dieu : « Le salut est auprès de l’Eternel. » C’est la vérité pour laquelle nous combattons chaque jour.

  Les opposants disent : « Le salut est dans le libre arbitre ; s’il ne vient pas par les mérites de l’homme, c’est au moins par sa volonté. » Mais, du début à la fin, chaque atome du salut appartient au Très-Haut.

     Dieu choisit son peuple, il appelle les siens dans sa grâce, Il les vivifie par son Esprit, et les garde par sa puissance.

     « Cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde. »

  Puissions-nous tous connaître cette vérité par expérience, car l’orgueil de la chair et du sang ne nous permettra jamais de l’apprendre d’une autre manière.

 

Charles Spurgeon.

 

Psaume 3: 2-5

« O Eternel, que mes ennemis sont nombreux !… Combien disent à mon sujet : Plus de salut pour lui auprès de Dieu ! Mais toi, ô Eternel ! Tu es mon bouclier, tu es ma gloire, et tu relèves ma tête. De ma voix je crie à l’Eternel, et il me répond de sa montagne sainte. »

 

     David avait le cœur brisé devant la rébellion d’Absalom. Son exclamation exprime le triste étonnement et la perplexité qui l’étreignaient face à la multitude de ses ennemis. Il se lamente à cause de la pire arme de ses ennemis et de son amère détresse.

     Si toutes les épreuves qui viennent du ciel, toutes les tentations issues de l’enfer s’alliaient à toutes les douleurs de la terre, elles ne pourraient rivaliser avec la terrible épreuve exprimée au verset 2.

     Craindre de ne plus avoir d’aide en Dieu est la plus amère de toutes les tentations. Notre Sauveur bien-aimé dut l’endurer à l’extrême : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »

     Il savait fort bien qu’il lui fallait s’avancer dans les ténèbres complètes. Il s’agissait de la malédiction suprême. La désertion de son Père était pire que le mépris des hommes. Il a subi la plus amère des tentations et la plus terrible des épreuves pour nous.

     Le cœur empli d’amour trouve plaisant et instructif de contempler les agonies du Seigneur de David que de David lui-même.

     Le psalmiste renouvelle l’expression de sa confiance en Dieu : « Tu es mon bouclier. »

     Le terme signifie une protection qui environne l’homme entier, à l’intérieur comme à l’extérieur. Quel bouclier est Dieu pour son peuple ! Il arrête les traits enflammés que Satan envoie par le bas et détourne la tempête des épreuves provenant d’en haut. Il ordonne aussi à l’orage qui gronde dans le cœur de se calmer.

     Bien que chassé de sa capitale dans le mépris et l’opprobre, David savait qu’il reviendrait en triomphe. Par la foi il regarde vers Dieu pour recevoir l’honneur et la gloire. Percevons notre gloire à venir à travers l’humiliation présente ! En fait, nos afflictions renferment une gloire présente, si nous voulons seulement la discerner. Celle d’être uni à Christ dans ses souffrances.

     Même en secret, les enfants de Dieu prient souvent mieux à haute voix que dans le silence. Il y a dans le sanctuaire quelqu’un qui écoute depuis le troisième ciel, « et il me répond de sa montagne sainte. »

     L’exaucement de nos prières est un doux réconfort pour l’âme. Pourquoi craindre le déplaisir du monde quand on se réjouit en ce Dieu qui entend la prière ?

 

Charles Spurgeon.

 

Psaume 2: 7-12

« …L’Eternel m’a dit : Tu es mon fils ! Je t’ai engendré aujourd’hui. Demande-moi et je te donnerai les nations pour héritage, les extrémités de la terre pour possession… Rois, conduisez-vous avec sagesse !… Servez l’Eternel avec crainte, et réjouissez-vous avec tremblement… »

 

     Ce psaume prend une forme dramatique, avec l’arrivée d’un autre orateur. Nous avons jeté le regard sur les conseils des méchants, puis vers le trône de Dieu. Nous entendons maintenant l’Oint déclarer quels sont ses droits de suzeraineté et avertir les traîtres du sort qui les attend.

     Christ s’avance en Rédempteur ressuscité, « déclaré Fils de Dieu avec puissance, selon l’Esprit de sainteté, par sa résurrection d’entre les morts. » (Romains 1.4).

     Le décret éternel entre directement en conflit avec les artifices de l’homme, car il concerne l’établissement de la domination contre laquelle les nations se soulèvent. Les paroles : « Tu es mon fils », sont une belle preuve de la glorieuse divinité d’Emmanuel. Quelle bénédiction que d’avoir un Rédempteur divin !

     Ne cherchons pas à connaître les limites de la divinité, car il s’agit d’une immense vérité. Il convient de le recevoir avec un saint respect, et non pas de la disséquer avec irrévérence.

     Les rois donnaient naguère à leurs favoris tout ce que ceux-ci leur demandaient. Ainsi, il suffit à Jésus de demander pour avoir. Ses ennemis eux-mêmes lui appartiennent en héritage. Il leur déclare ce décret en face, alors que sa main percée tient le sceptre de sa puissance : « Voyez, il ne m’a pas seulement donné le droit d’être roi, mais aussi la puissance pour vaincre. »

     La scène change à nouveau, et le psalmiste exhorte les rebelles à obéir et rendre hommage et affection à celui qu’ils ont haï. Soyez sages, n’attendez plus, car votre combat ne peut réussir. Soumettez-vous donc volontiers à celui qui, de toute façon, vous fera plier. Que le respect et l’humilité se mêlent à votre service. Il est un grand Dieu, et vous n’êtes que des créatures minuscules. Courbez-vous donc dans une adoration empreinte d’humilité.

     La crainte dénuée de joie est un tourment, et la joie dépourvue d’une sainte crainte n’est que présomption.

     Une bénédiction termine le psaume. La possédons-nous ? Nous confions-nous en Christ ? Même si notre foi est aussi fine qu’une toile d’araignée, si elle est authentique, nous sommes bénis selon la mesure qui nous est impartie.

     Plus nous croyons, plus nous connaîtrons cette félicité.

     Prions donc avec les apôtres : « Seigneur, augmente notre foi ! »

 

Charles Spurgeon.

 

Psaume 2: 1-6

« Pourquoi ce tumulte parmi les nations, ces vaines pensées parmi les peuples ? Pourquoi les rois de la terre se soulèvent-ils et les princes se liguent-ils avec eux contre l’Eternel et contre son oint ?… Celui qui siège dans les cieux rit, le Seigneur se moque d’eux… »

 

         Ce Psaume débute fort justement de manière abrupte : la perplexité du psalmiste à la vue de créatures en guerre contre leur Dieu est naturelle. Nous voyons un « tumulte parmi les nations », des peuples qui rugissent comme les flots de l’océan, agités comme des vagues dans la tempête. Puis, nous réalisons que les peuples entretiennent de « vaines pensées » contre Dieu.

         Une abondance de colère va généralement avec la folie. Ce tumulte n’est pas une rage passagère, mais une haine bien ancrée. Ils « se liguent » résolument pour résister au Prince de la paix. Assemblés avec impudence sur la force trompeuse de leur rébellion, ils s’exclament : « Brisons… délivrons-nous… », comme si la chose était aisée. La résolution de l’homme à s’affranchir de Dieu persévère depuis la chute jusqu’à aujourd’hui. Le joug de Christ est intolérable pour un cou que la grâce n’a pas adouci, mais il est doux et léger pour le pécheur sauvé. Aimons-nous ce joug, ou désirons-nous l’écarter de nous ? Telle est notre mesure.

         Détournons les regards des conseils des méchants pour les porter vers le lieu secret de la majesté du Très-Haut. Que dit Dieu ? Que fera le roi aux hommes qui rejettent son Fils unique, l’héritier de toutes choses ? Remarquez la calme dignité du Tout-Puissant, et le mépris qu’il déverse sur les princes et leurs peuples enragés. Il ne se donne même pas la peine de les affronter en combat. Il les méprise et se rit d’eux. Il connaît l’absurdité, l’irrationalité et la futilité de leurs efforts contre lui. Puis il parle.

         Au moment où leur puissance atteint son apogée et leur fureur son comble, alors sa Parole s’élance contre eux. Et que dit l’Eternel ? Il prononce une parole très humiliante. En dépit de votre méchanceté, de vos rassemblements tumultueux, de la sagesse de vos conseils et des astuces de vos législateurs, leur dit-il, « c’est moi qui ai oint mon roi sur Sion, ma montagne sainte ! »

         Quelle grandiose exclamation ! Il a déjà accompli ce que ses ennemis cherchent à empêcher. La volonté de l’Eternel se fera, et l’homme s’agite et s’excite en vain. L’oint de Dieu est déjà nommé et il ne sera pas vaincu. Il règne en Sion aujourd’hui même et nous célébrons dans la joie les louanges du Prince de la paix.

         Il est la meilleure protection de Sion ; que ses citoyens se réjouissent en lui.

 

Charles Spurgeon.

Psaume 1: 4-6

« Il n’en est pas ainsi des méchants : Ils sont comme la paille que le vent dissipe. C’est pourquoi les méchants ne résistent pas au jour du jugement, ni les pécheurs dans l’assemblée des justes ; car l’Eternel connaît la voie des justes, et la voie des pécheurs mène à la ruine. »

 

Le malheureux état des méchants souligne la beauté de l’image qui précède. Tout ce qui est dit de l’homme juste ne concerne pas le méchant. Il est terrible d’être doublement écarté des promesses, comme l’est l’homme impie. Le terme « méchant » concerne la première étape dans le mal, ceux qui offensent le moins. Si tel est le triste état de ceux qui continuent dans leur moralité sans tenir compte de leur Dieu, quelle est alors la condition des pécheurs résolus et de ceux qui n’ont pas honte de leur infidélité ?

Le méchant est comme de la paille, sans aucune valeur intrinsèque, mort, inutilisable, sans substance. Voyez son sort. Le vent l’emporte à son gré ; avec son terrible souffle, la mort le précipite dans le feu où il sera entièrement consumé. Le méchant, ne sera pas acquitté au jugement. La crainte se saisira de lui et il perdra pied, s’enfuira et ne pourra se défendre, car il rougira de honte et se couvrira d’un éternel mépris.

Oui, les saints peuvent bien soupirer après le ciel, car ils n’y verront là aucun homme impie. Toute assemblée sur la terre contient un mélange. Les pécheurs y côtoient les saints, comme les scories se mélangent au métal précieux. Comme Lot le juste, les croyants sont toujours profondément attristés par les hommes de Sodome sur cette terre. Réjouissons-nous donc qu’il n’y aura pas la moindre âme étrangère à la régénération dans « l’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux ».

Les pécheurs ne peuvent pas vivre au ciel, car ce n’est pas leur élément. Un poisson pourrait plus facilement vivre perché sur un arbre qu’un méchant au paradis.

Ce serait un enfer intolérable pour lui s’il recevait la permission d’y entrer. Que Dieu nous accorde d’avoir notre place et notre nom réservés dans les parvis célestes ! Le Seigneur voit continuellement les voies du méchant, quand bien même celui-ci se dissimule dans la brume et l’obscurité.

Non seulement cet homme périra, mais sa voie aussi. Le juste grave son nom sur le rocher, mais le méchant écrit son souvenir sur le sable. La voie même des méchants mène à la ruine.

Puisse le Seigneur purifier notre cœur et notre voie, de sorte que nous échappions au sort du méchant et goûtions à la bénédiction du juste !

Charles Spurgeon.

Psaume 1: 1-3

« Heureux l’homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, qui ne s’arrête pas sur la voie des pécheurs, et qui ne s’assied pas en compagnie des moqueurs, mais qui trouve son plaisir dans la loi de l’Eternel, et qui la médite jour et nuit… »

 

 

Les Psaumes s’ouvrent par une bénédiction, comme le sermon sur la montagne !

Le mot traduit par « heureux » est un terme très expressif. Etant au pluriel, il peut se rendre par : « Ah, les bénédictions ! », une exclamation joyeuse de la félicité de l’homme touché par la grâce. Que la même bénédiction puisse reposer sur nous !

L’homme de la grâce est décrit sous un jour négatif puis positif. Remarquez la graduation. Il ne marche pas selon le conseil des méchants, ne s’arrête pas sur la voie des pécheurs, ni ne s’assied en compagnie des moqueurs. Les hommes qui vivent dans le péché vont de mal en pis. Ils accumulent des diplômes dans le vice et deviennent docteurs en damnation, maîtres du mal. L’homme béni de Dieu n’a pas la moindre communion avec ces personnages ; Il se garde pur de leur lèpre. Il écarte les choses mauvaises comme un vêtement souillé par la chair. Il sort des rangs des pécheurs pour aller au dehors du camp et porter l’opprobre de Christ. Que le Seigneur nous fasse aujourd’hui la grâce d’être séparé des pécheurs de cette manière !

Le caractère de l’homme de la grâce possède un côté positif. Il « trouve son plaisir dans la loi de l’Eternel ». C’est son pain quotidien. Pour David, le volume des écritures était petit, guère plus que les cinq livres de Moïse. Combien plus devrions-nous trouver plaisir dans la Parole écrite que chacun de nous a le privilège de posséder chez soi !

Mais quel traitement nous infligeons à ce messager céleste ! Nous ne sommes pas tous des Béréens, qui sondent les Ecritures. Combien peu de nous peuvent se saisir des bénédictions de ce texte !

Certains peut-être se targueront de ne pas marcher selon la voie des méchants. Mais trouvons-nous notre plaisir dans la Parole de Dieu ? L’étudions-nous ? Est-elle notre appui, notre meilleur compagnon, notre guide continuel ? Sinon, la bénédiction n’est pas pour nous.

L’homme en question « est comme un arbre planté près d’un courant d’eau, qui donne son fruit en sa saison ». La Parole de Dieu produit chez lui la patience dans la souffrance, la foi dans l’épreuve, et une sainte joie dans la prospérité. La fertilité est une qualité essentielle de l’homme conduit par la grâce et devrait être active.

Charles Spurgeon