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Message du 4 Février 2018
"Eloignez-vous de moi, vous tous qui faites le mal ! Car l'Eternel entend la voix de mes larmes ; l'Eternel exauce mes supplications, l'Eternel accueille ma prière. Tous mes ennemis sont confondus, saisis d'épouvante ; ils reculent, soudain couverts de honte."
David a trouvé la paix et il commence à débarrasser sa maison du méchant . Le meilleur remède contre l'homme méchant consiste à s'en éloigner. La repentance est une chose concrète. Il ne suffit pas de gémir à cause de la profanation du temple du coeur. Nous devons aussi fouetter les marchands et renverser les tables des changeurs d'argent. Le pécheur pardonné hait ce qui a coûté le sang de son Sauveur.
La grâce et le péché sont des voisins qui ne cessent de se quereller. L'un ou l'autre doit s'en aller.
Les larmes parlent-elles ? Elles se font entendre par une voix universelle que la terre et le ciel comprennent. Les larmes possèdent l'éloquence de la tristesse. Elles ne bégaient pas, ni n'ont besoin d'interprète parce que tous comprennent. N'est-il pas doux de savoir que nos larmes trouvent compréhension là où nos paroles échouent ?
Elles sont des prières liquides, et le goutte à goutte incessant de l'intercession importune perce certainement sa voie jusqu'au coeur de la grâce, malgré toutes les difficultés qui obstruent le passage.
Mon Dieu, je pleurerai quand je ne peux plus implorer, car tu exauces la voix de mes pleurs.
Le Saint-Esprit avait forgé dans le coeur du psalmiste l'assurance que sa prière était entendue. C'est un privilège dont jouissent fréquemment les saints. Priant la prière de la foi, ils reçoivent le sentiment infaillible d'avoir prévalu avec Dieu.
Après avoir durement lutté un jour en prière avec Dieu, Luther s'écria : "J'ai gagné, j'ai prévalu avec Dieu."
Une confiance assurée n'est pas un rêve vain. Quand le Saint-Esprit l'accorde, nous sommes incapables d'en douter, même si tout le monde se moque de notre audace.
David sait que la fin de ses ennemis surviendra sur eux soudainement. Le jour de la mort est celui des comptes, et tous deux sont certains et peuvent être soudains.
Les Romains avaient coutume de dire : "Les pieds de la divinité vengeresse se chaussent de laine." La vengeance s'approche de sa victime en silence, et son coup destructeur est soudain et final.
Ainsi, comme ceux qui le précèdent, ce Psaume montre les états différents du juste et du méchant.
O Seigneur, puissions-nous être au nombre de ton peuple, dès maintenant et pour l'éternité !
« Eternel… ne me châtie pas dans ta fureur. Aie pitié de moi… car je suis sans force… Reviens, Eternel ! délivre mon âme… qui te louera dans le séjour des morts ? Je m’épuise à force de gémir ; chaque nuit ma couche est baignée de mes larmes, mon lit est arrosé de mes pleurs… »
On a coutume de voir ce Psaume comme le premier des « Psaumes de pénitence », et son langage sied bien les lèvres d’un homme repentant. Il exprime d’un coup la tristesse (v.4,7,8), l’humiliation (v.3,4), et la haine du péché (v.9), ces marques infaillibles d’un esprit contrit quand il se tourne vers Dieu.
Le psalmiste est très conscient qu’il mérite d’être puni, sinon pour le condamner, tout au moins pour le convaincre de péché et le sanctifier.
C’est la bonne manière de plaider avec Dieu. N’invoquez pas votre bonté ou votre grandeur, mais plutôt votre péché et votre petitesse. Ecriez-vous : « Je suis faible. Seigneur, donne-moi donc la force et ne m’écrase pas. »
Quand un sentiment de son péché s’empare de l’âme, cela suffit pour faire trembler les os.
Les cheveux de l’homme se dressent sur sa tête quand il sent les flammes de l’enfer au-dessous de lui, un Dieu en colère au-dessus, le danger et le doute tout autour.
Le psalmiste avait cependant encore quelque espoir, et celui-ci se fondait seulement sur son Dieu. C’est pourquoi il s’écrie : « Et toi, Eternel ! jusqu’à quand ? »
Le grand espoir de l’âme repentante est la venue de Christ en elle, recouvert de la grâce de ses vêtements sacerdotaux.
Effectivement, sa présence est et a toujours été l’espérance des saints.
L’absence de Dieu est la principale cause de la misère de cet homme, et son retour suffit à le délivrer de la difficulté. Il sait où regarder et s’appuyer, non sur le bras gauche de la justice de Dieu, mais sur le bras droit de sa grâce.
Il connaît trop bien son iniquité pour invoquer quoi que ce soit d’autre que la grâce de Dieu. Quelle excuse avancerons-nous face à la justice ?
Mais, malgré l’énormité de notre culpabilité, nous pouvons toujours crier : « Sauve-moi, à cause de ta miséricorde. »
Que le Seigneur nous aide à employer cet argument imparable. C’est pour la gloire de Dieu que le pécheur doit être sauvé.
Quand nous cherchons le pardon, nous ne demandons pas à Dieu de faire ce qui va tacher sa bannière ou souiller son blason.
La grâce honore Dieu. Ne disons-nous pas nous-mêmes : « La grâce bénit celui qui donne tout autant que celui qui reçoit » ?
Cela est certainement vrai, dans un sens plus divin, de Dieu lui-même qui se glorifie quand il accorde sa grâce.